29 mar

Un siècle d’architecture réunionnaise

Illustration article blog acces

Le patrimoine architectural de notre île, la Réunion, a bien évolué au fil de ces 100 dernières années. Cet immobilier que vous pouvez envier sur nos terres créoles ou ce sur quoi vous avez ou voulez investir, votre agence immobilière Accès a décidé au travers de cet article, de vous en faire revivre l’évolution.

L’architecture créole réunionnaise est le fruit d’un métissage culturel entre Orient et Occident. Pour l’histoire, les premières habitations composées de bois, filaos ou encore d’acacias étaient appelées « paillotes ». Ces paillotes étaient habillées de végétaux brut ou tressés par les esclaves, avec de la paille de maïs par exemple, des feuilles de canne, de vétiver ou encore de vacoa. Celles-ci étaient organisées en villages et ont pu évoluer grâce aux matériaux que les habitants trouvaient sur place.

Après les paillotes : La « case créole réunionnaise en bois sous tôle »

La case en « bois sous tôle » est une paillote, qui s’est améliorée avec l’arrivé des fûts métalliques déroulés et des feuilles de tôle. C’est une construction typique de la classe défavorisée réunionnaise de l’époque. Son toit est toujours recouvert de tôle, contrairement aux murs de cette case, qui peuvent être en bois, d’où le nom de la case en « bois sous tôle ». Lorsque les murs sont eux aussi en tôle, nous parlons là de « tôle sous tôle ». Le sol, quand à lui, est en terre battue et la case n’a généralement qu’une pièce à vivre. La cuisine et le point d’eau  étaient  généralement situés à l’extérieur. La case créole évoluera selon les moyens de son propriétaire et de l’agrandissement de la famille. Cela commencera par la création d’un auvent (décoré de lambrequins dont la fonction était également de protégé des infiltrations d’eau), se transformant en varangue, qui finira peut-être par une pièce supplémentaire.

Aujourd’hui, elles sont toujours présentes sur l’île, mais ont bien évoluées depuis la départementalisation.

Le cube béton annonce l’arrivée du modernisme et du confort

Le cube béton est lui plus moderne, entre sa toiture en dalle et ses nombreuses ouvertures, il va aussi permettre de multiplier les maisons à étages sur l’île. C’est l’arrivé de la construction « en dur ». Avec l’arrivée d’une classe moyenne urbaine et dans un contexte où les besoins en logement sont de plus en plus importants, le « cube béton » connaît un succès important. L’inconvénient majeur de ce type de construction est d’absorber la chaleur au cour de la journée et de la restituer pendant la nuit. L’apparition du « Naco » va donc connaître un franc succès en multipliant les possibilités d’aération des pièces.

La case Tomi et la case Satec viennent remplacer les logements précaires

La case Tomi, ayant pris le nom de l’entrepreneur qui en a imaginé le concept, Maurice Tomi, est un type de case créole de la Réunion également appelée la « case 61 » ou encore « case Carrousel » à cause de son plan carré. Elle est surmontée d’une toiture à quatre pans de forme conique, rappelant les toitures des manèges en bois. Elle est divisée en quatre pièce : Un salon, une salle à manger, deux chambres et enfin, une petite construction à l’arrière regroupant cuisine et salle de bain.

De nombreux Réunionnais vivant encore dans des habitations précaires telles que les cases en bois sous tôle, auront accès à ces constructions grâce à l’instauration de prêts sur le long-terme par le Crédit Agricole. La case Tomi connaîtra alors un grand succès, notamment étant adaptée aux conditions climatiques de l’île. Les cases Tomi sont toujours en vogue à la Réunion, et bien que leur fabrication ait évoluée, elle reste industrielle et donc facile à construire. De plus elle séduit les amateurs de développement durable.

Née dans les mêmes années, la case Satec est une grande concurrente de la « case Tomi ». Réalisée en béton, celle-ci est apparaît encore plus résistante aux aléas climatiques, mais son succès sera moins important, de par une circulation de l’air mauvaise et d’une ventilation des espaces compromis, ce qui va accumuler la chaleur à l’intérieur.

La case Tomi et la case Satec ont contribué à démocratiser l’architecture de l’habitat populaire.

La case Bourbon Bois et la construction de masse

La case Bourbon Bois va succéder à la « case Tomi », grâce à sa flexibilité et son évolutivité qui en font une habitation appréciée, et ce, toujours aujourd’hui. Elle s’adapte à tous types de terrains, ce qui va permettre de passer de logement modeste à maison luxueuse. Son nom lui, vient du nom de l’entreprise fabriquant les éléments de construction. Celle-ci est construite autour d’un principe de poteaux en bois et de remplissage des murs en bois ou « blocs américains ». Les varangues sont désormais proposées sous toutes les coutures, et la mezzanine elle, a fait son apparition.

Et aujourd’hui ? Et demain ? Quel avenir pour l’immobilier réunionnais ?

Aujourd’hui, toutes les formes d’architectures sont présentes sur l’île. Les biens immobiliers sont variés et diversifiés de par leur histoire culturel, les cases se sont améliorées, ont évoluées. Entre maison, villa ou encore appartement, acheter à l’île de la Réunion est plus qu’intéressant lorsque nous considérons son passé si unique. Qu’en sera-t-il de l’avenir architectural de la Réunion ? Il semblerait qu’au travers de la réglementation thermique et des volontés politiques local, la Réunion s’oriente de plus en plus vers un habitat axé sur le développement durable et la maitrise des énergies.

Notre agence immobilière, Accès Réunion, vous accompagne et vous conseille dans tous vos projets immobiliers. Contactez-nous !

Article précédent
Article suivant


Laissez un commentaire

Veuillez entrer votre nom et votre adresse e-mail. Votre adresse e-mail ne sera pas publiée